Des vertus, un combat

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28 février 2010

Concept : Ethologie

Publié par vertusetcombat dans Archives

L’éthologie est la science comparative des comportements animaux et humains qui intègre leur dimension biologique et les explique, notamment, par l’évolution (phylogénèse).Fondée au début du XXème siècle par Jacob von Uexcküll et représentée entre autres par K. Lorenz et I. Eibl-Eibelsfeldt, l’éthologie est venue ruiner les conceptions égalitaires et environnementalistes de l’anthropologie. Parmi ses principaux enseignements, retenons : l’homme est un primate prédateur, muni d’une part intégralement animale qu’il dépasse néanmoins, doté d’une pulsion agressive, d’un sens territorial, d’une spécialisation hiérarchique héritée du monde animal et plus puissante encore dans l’espèce humaine que dans les autres espèces animales. D’autre part ces dispositions sont innées et non pas acquises : l’instinct est constitué par une pulsion innée mise en œuvre par un indispensable programme comportemental dont la culture fixe les schémas (cf. homme, hominité, humain).
Notre conception, scientifique et moderne, des “sciences humaines” nous fait mettre en relation l’éthologie avec la politologie et la sociologie, à la différence des tendances académiques actuelles pénétrées de marxisme, qui refusent toute reflexion véritablement interdisciplinaire.

28 février 2010

Concept : Ethnopolitique

Publié par vertusetcombat dans Archives

Ethnopolitique, mot composé à partir de racines grecques : ethnos (peuple, communauté du peuple) et polis (la cité – l’état) ou politikê (science du gouvernement des états).Cette notion spécifique au courant völkisch français fut évoquée pour la première fois par Pierre Vial dans l’éditorial du n° 30 (Solstice d’Hiver 2006) de la revue Terre et peuple.

La réflexion sur l’ethnopolitique affirme partir du constat que le politique et toutes les dimensions qui lui sont liées (la culture, le social, l’économie et la géopolitique) seraient en grande partie conditionnés ou déterminés par les questions ethniques.

Pour Pierre Vial, le processus contemporain de mondialisation en lançant de grandes migrations humaines à l’assaut de l’Europe en provenance d’Afrique et d’Asie conduirait certains intellectuels à remettre les questions ethniques au cœur des analyses historiques et politiques. Cette démarche ne préjugeant en rien de la qualité intrinsèque de chaque ethnie, elle postule seulement la normalité de leurs différences réciproques et le caractère problématique de leur conciliation dans un même espace politique. La notion d’ethnopolitique, qui vise à se construire en concept de sciences humaines, sociales et politiques, est au centre de ce nouveau champ de recherche.

L’analyse ethnopolitique voudrait se développer sur plusieurs champs disciplinaires. En histoire, elle vise l’étude des impacts géopolitiques, politiques, culturels, économiques et sociaux des grandes migrations humaines, tant dans leurs zones de départ que dans leurs zones d’arrivée. Elle suppose l’étude préalable des caractéristiques anthropologiques et culturelles des ethnies en cause. En sociologie, elle vise à réintroduire le facteur ethnique dans l’étude générale des relations sociales afin de mieux comprendre la base de certains conflits religieux ou culturels, notamment dans le cadre des sociétés multiethniques contemporaines. En sciences politiques, en partant du constat d’Aristote (La Politique, V, 11) « qu’est facteur de sédition l’absence de communauté ethnique », elle vise à mieux comprendre la crise du politique dans les sociétés modernes devenues de facto multiethniques en montrant l’impact du facteur ethnique sur les sentiments d’appartenance et de solidarité politique et donc sur la cohésion des états.

28 février 2010

Concept : Ethnopluralisme

Publié par vertusetcombat dans Archives

L’ethnopluralisme est la reconnaissance de la diversité ethnique de l’espèce humaine, de la nécessite biologique et culturelle de préserver des groupes ethniques différents en accordant à chacun d’entre eux sa valeur propre et spécifique. Fondé sur un point de vue anti-totalitaire, anti-universaliste et nominaliste, l’ethnopluralisme s’oppose à l’indifférenciation de la civilisation occidentale. Il suppose, à l’inverse de toute tradition monothéiste, que n’existe aucun critère de comparaison universel entre les cultures et les substrats anthropologiques des populations, que l’assimilation et l’acculturation à un modèle ethno-culturel homogène et unique constituent des facteurs d’ethnocide nuisibles aux groupes visés comme à l’espèce entière. Par suite, l’ethnopluralisme est la réponse au racisme de supériorité comme au racisme d’assimilation. Il est la meilleure riposte au projet de nivellement mondialiste que véhicule la société marchande.

28 février 2010

Concept : Enracinement

Publié par vertusetcombat dans Archives

L’enracinement est la qualité d’hommes et de groupes fidèles à leurs attaches et à leurs héritages territoriaux, culturels et historiques. L’enracinement s’oppose au cosmopolitisme de la civilisation occidentale.
Ce cosmopolitisme provient de l’universalisme chrétien, qui a historiquement débouché sur le règne conjoint de l’individu et de la masse, au détriment de toute appartenance intermédiaire.
De notre point de vue, le dynamisme créateur et les œuvres culturelles de portées mondiale ne peuvent être qu’enracinés. A une époque où le mondialisme arase les spécificités en un Système planétaire, l’enracinement constitue une réponse globale aux pathologies – sociales, économiques, physiologiques, culturelles, etc. – d’une civilisation mondiale paralysée et cancérisée. Il faut néanmoins se méfier des récupérations de l’enracinement comme immobilisme muséifiant, comme folklore ou comme fin-de-l’histoire, opérées par les idéologies occidentales. L’histoire européenne se fonde en effet sur un mode d’enracinement qui suppose conquête et désinstallation.
L’enracinement, d’autre part, ne saurait être considéré comme un passéisme ; sa modernité lui est rendue notamment par les nouvelles technologies et les nouveaux modèles économiques qui insistent sur le développement autocentré et les autarcies territoriales. L’enracinement est donc pour nous d’abord enracinement dans une culture. C’est une notion dynamique, en relation directe avec la nécessité de l’actualisation d’un héritage.

28 février 2010

Concept : Empire

Publié par vertusetcombat dans Archives

Conception d’organisation de la politique et de la souveraineté conforme à des principes organiques, conciliant à la fois la puissance unifiante de la fonction souveraine et de la diversité vivante de la société, de la culture, de l’économie et de l’espace, l’Empire tout à la fois transcende et garantit les diversités.L’Empire est pour nous à la fois un mythe à régénérer et à appliquer à l’Europe à partir des exemples macédonien, romain, germanique, et une philosophie politique et géopolitique. Mais nous n’entendons pas en faire une utopie en le réduisant à une description institutionnelle ou à un programme. Notre vision impériale comporte trois axes :
1 – L’Empire unifie autour de la fonction première de toute société équilibrée, la fonction de souveraineté, ce qui relève de l’essence du politique et de la conscience historique, donc du destin; pour le reste, il préserve la diversité de toutes les autres fonctions, des institutions, etc., qui n’ont pas d’incidence dirtecte dans ces deux domaines. L’Empire fédère mais n’homogénéise pas, au contraire de la nation.
2 – En deuxième lieu, son existence ne se justifie que par la recherche de la puissance et de la grandeur culturelle et historique des peuples qu’il rassemble en une communauté politique. En revanche, ce qui relève du bien-être et du “social” regarde les institutions propres des peuples mais pas l’instance impériale.
3 – En troisième lieu, puisqu’il est, selon nous, par nature ouvert sur le monde, prêt à y jouer une rôle à la mesure de sa puissance et non exclusif des autres entités politiques ou culturelles, l’Empire est universel mais pas universaliste, car les peuples qui le constituent, dans notre conception tout au moins, n’ont pas vocation à s’étendre à toute la Terre, ni territorialement ni ethniquement. En ce sens, l’Empire n’est pas républicain, au sens français ou américain, et se distingue du Système occidental actuel, qui entend, au contraire, inclure et homogénéiser tous les peuples. L’Empire, selon notre conception, n’inclut et ne prend pas en charge le destin que les seuls peuples qui peuvent, historiquement, ethniquement et culturellement, se dire et se sentir parties de la même communauté. Nous pensons que ce “sentiment” est historialement fondé à surgir en Europe. Une Europe dont les “nations-Etats”, au sens des idéologies actuellement dominantes, ne nous paraissent pas légitimes. En effet, à nos yeux, seule une Europe impériale structurée par le maillage des régions ethniques nous semble, à terme, viable et donc légitime. Historiquement, la notion d’Empire a toujours eu contre elle, d’une part, le pouvoir théocratique et le pouvoir marchand (l’un et l’autre foncièrement cosmopolites), et d’autre part, le principe de l’Etat-nation dont la logique est fondamentalement sécessionnniste, centralisatrice, homogénéisante et réductrice, et dont l’esprit très “provincial” génère le chauvinisme de bête à cornes. Cette idée impériale, nous voulons, aujourd’hui, la reprendre à notre compte, en lui donnant le sens de mouvement que lui conférait déjà Moeller van den Bruck.

28 février 2010

Concept : Elite

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L’élite est la catégorie sociale “dirigeante” au sens très large du mot, sans préjuger de sa légitimité. L’élitisme désigne toute doctrine qui entend réserver à une “élite” le monopole d’une détention, d’une consommation, d’une production, etc. Elite et élitisme sont deux termes assez neutres. Tout groupe humain, quel qu’il soit, est pourvu d’une élite et applique à quelque niveau, partiellement ou pas, consciemment ou pas, explicitement ou pas, l’élitisme. Le problème est celui de la légitimation de l’élite. L’éthologie humaine nous enseigne que la hiérarchisation des sociétés génère des élites. Les sociétés égalitaires appliquent l’élitisme en le refusant théoriquement : d’où des schizophrénies sociales : d’autre part, influencées par l’économisme libéral ou marxiste, elles réduisent l’élite aux classes socio-économiques (cf. bourgeoisisme). La société contemporaine manifeste d’autre part une réticence à une indispensable circulation des élites, du fait de cet économisme mais aussi d’une trop grande rationalisation des processus de sélection sociale. La démocratisation ralentit la promotion sociale de même que la culture de masse qui en résulte empêche le recrutement des élites populaires virtuelles. Nous devons nous prononcer pour une égalité des chances et une méritocratie – une aristocratie populaire, basée sur la notion de devoirs (et non de droits) et donc de service communautaire. Les élites actuelles ne nous semblent pas correspondre à une hiérarchie fonctionnelle (cf. fonction) souhaitable.

28 février 2010

Concept : Démocratie

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La démocratie est un type d’organisation politique et sociale fondée sur la représentation égalitaire et individuelle des membres d’une population, et sur la définition de la souveraineté comme service des besoins des masses.Les démocraties modernes, apparues au XVIII° siècle sous l’impulsion de l’idéologie des Lumières et des doctrines du Contrat social, opèrent à la fois une sécularisation de l’individualisme égalitaire du judéo-christianisme et une application à l’ensemble de la société du modèle de l’homo oeconomicus rationnel et calculateur. En ce sens, elles atomisent les sociétés (cf. droits de l’homme, société marchande, libéralisme). Les démocraties actuelles, dont le modèle se trouve aux Etats-Unis, n’ont rien à voir avec le modèle démocratique originel scandinave, germanique, hellénique ou romain qui était fondé sur la participation des clans (démoi) au pouvoir. Le démocratisme actuel s’étend à toutes les sphères de la société : par exemple, le féminisme, la « démocratie sexuelle » qui impose à tous un devoir hygiéniste d’orgasme qui est aussi un « droit universel », etc., sont des avatars de la mentalité démocratique.
Bien que le régime juridique de la démocratie soit l’un des universaux du droit international actuel, et à ce titre déculturant et ethnocentrique, (cf. civilisation occidentale), la démocratie entre aujourd’hui en crise : elle donne lieu à la technocratie, elle perd sa légitimité morale et n’est pas exempte de totalitarisme. C’est pourquoi, s’opposer à la démocratie occidentale sera de moins en moins perçu comme une cynique apologie des tyrannies; il faut user de la critique de la démocratie sous forme, notamment, d’une dénonciation de l’ »oppression démocratique ». La démocratie organique (à opposer à la démocratie individualiste et massifiante), qui suppose et inclut le principe de hiérarchie fonctionnelle, ne pourra exister, un jour, que dans une communauté du peuple ayant retrouvé le sens de son destin historique.

28 février 2010

Concept : Désinstallation

Publié par vertusetcombat dans Archives

La désinstallation est la capacité – fondée sur la curiosité, l’esprit d’aventure et de conquête – de sortir de son propre cadre de vie tout en restant fidèle à soi-même et à son héritage. L’esprit bourgeois est cosmopolite et en même temps installé; l’esprit aristocratique est enraciné et désinstallé. Les Bororos d’Afrique sont installés et enracinés. La désinstallation a été la marque faustienne des cultures historiques européennes. Conquêtes, découvertes scientifiques, assaut technique sur la nature, grandes aventures individuelles et collectives des « découvreurs et conquérants » procèdent de la désinstallation. Sans elle, l’enracinement devient enfermement et fin de l’histoire (l’esprit du pétainisme vichyssois – « le retour à la terre-qui-ne-ment-pas », « la France seule » – très influencé par une droite chrétienne et réactionnaire, est une bonne illustration d’une idéologie du renoncement et du masochisme culpabilisateur justifié par l’enracinement).

28 février 2010

Concept : Economisme

Publié par vertusetcombat dans Archives

L’économisme est la réduction à l’économie des finalités sociales et des buts du politique, caractéristique des idéologies occidentales.L’économisme qui provient au départ du libéralisme classique (XVII° et XVIII° siècles) a été repris par toutes les doctrines socialistes. Dans l’optique économiste, l’histoire est d’abord expliquée par le régime économique,considéré comme infrastructure des civilisations. Les fonctions sociales disparaissent au profit des classes économiques. Un « bon » système économique est censé entraîner le progrès dans tous les autres domaines (cf. réductionisme). Individualiste, l’économisme pose l’homme comme hommo oeconomicus, à la recherche de la maximisation calculée de son bien-être économique. Véritable monothéisme de l’économie, aux accents totalitaires, l’économisme est compatible aussi bien avec une économie étatisée (étatisme, social-étatisme) dans laquelle l’Etat omniprésent se fait gestionnaire de l’économie au détriment de ses autres fonctions (cf. souveraineté) qu’avec les doctrines libérales pures de l’Anti-Etat dans lesquelles ne subsiste qu’une société réduite au rôle d’un marché. La civilisation occidentale, comme la philosophie des droits de l’homme nourrissent un projet économiste, visible dans la doctrine progressiste du développement. Mais comme on le voit aujourd’hui, l’économiqme ne produit ps un « bonne économie »" ni le « développement » souhaité. La réponse à l’économisme n’est pas l’anti-économie, mais une conception focntionnelle et organique de l’économie, considérée comme un instrument de puissance et de prospérité au service des valeurs non-économiques, et non pas comme une finalité (cf. autarcie).

28 février 2010

Concept : Egalitarisme

Publié par vertusetcombat dans Archives

L’égalitarisme est une position de principe de type axiomatique caractéristique de toutes les idéologies occidentales, héritée de la morale judéo-chrétienne et considérée aujourd’hui comme projet de société, selon laquelle tous les hommes seraient pas essence égaux dans l’équivalence absolue.L’égalitarisme est un dérigvé de l’individualisme chrétien. Le judéo-christianisme pose au départ les hommes comme égaux devant Dieu, comme sont égaux des « grains de poussière », des insignifiances, face à la Loi divine. Différences et appartenances sont ravalées au rang des réalités provisoires, éléments d’un ici-bas éphémère et méprisale. A partir du XVII° et du XVIII° siècle, les doctrines sociales vont séculariser cette égalité théologique en égalité des droits face à un Etat niveleur; à partir du XIX° siècle on exigera l’égalité des résultats. L’égalitarisme social débouche aujourd’hui sur l’anonymat des sociétés de masse et légitime en fait les inégalités économiques. Fausse justice, l’égalitarisme contredit dans les faits l’égalité des chances; il nivelle et homogénéise l’environnement sans rien changer à la nature inégalitaire de la situation humaine. La notion d’égalité en revanche, semble admissible au pluriel (les égalités), comme un valeur située sur une échelle hiérarchique d’autres valeurs dépendant des circonstances. L’équité sociale ne passe pas par l’égalitarisme, qui réifie (« chosifie et robotise ») les hommes, mais par l’organisation d’égalités et d’inégalités conformes au réel. Ainsi, dans le domaine de l’enseignement, l’Etat doit assurer une réelle égalité des chances au départ pour permettre une fructueuse inégalité des résultats à l’arrivée.

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